Le Bateau Ivre, Le Bourget-du-Lac

Nous avons passé quelques jours en Savoie pendant les vacances de Noël, et nous avions envie de nous accorder le plaisir d’un très bon restaurant pendant ce laps de temps. 

C’est donc un soir que nous avons pris le chemin du Bateau Ivre, un restaurant doublement étoilé situé au bord du lac. 

Je ne m’attarderai pas sur la décoration de la salle, je n’ai pas grand chose à en dire. Je pense que pendant la journée la vue sur le lac doit ajouter beaucoup à l’ensemble. Le soir, on ne voit que quelques lumières au loin.

Après quelques petites mises en bouche et un apéritif – très bons, mais dont je ne me souviens pas assez pour vous parler en détail, la prochaine fois je prends des notes ! – nous avons commencé notre repas par une Truite confite avec une crème moutardée et une confiture d’herbes. La confiture était étonnante, et cela m’a donné envie de me pencher sur le sujet.

Deuxième assiette, l’une de nos préférées, autour du potimarron. 

Potimarron en gelée avec de la fève de tonka, potimarron cru, en glace avec du citron, en purée. Un grand moment de cuisine avec énormément de goûts et de textures.

Omble chevalier à l’huile d’argan et consommé des arêtes au miso. Je croyais ne pas aimer le kale, finalement si ! Le consommé était plein de saveurs.

Saint Jacques, déclinaison de panais, clémentine. 

Une assiette peut être un peu plus classique, mais tout aussi bonne. Cuisson parfaite. Mention à l’ail noir.

Langoustine snackée, caviar, coulis d’oursin. Découverte à la fois du caviar et de l’oursin. Si j’ai beaucoup aimé la saveur du deuxième, très iodée, le caviar ne m’a pas convaincue. Pas ma tasse de thé. 

Seule assiette de viande, le chevreuil rôti, salsifis et céleri au foin. Une très belle cuisson et encore beaucoup de justesse dans l’ensemble. La poudre de foin a moyennement convaincu monsieur Chouquette. Je dois avouer que c’était un peu étrange.

Au moment du fromage nous avons vu arriver avec un peu d’appréhension une assiette plus qu’originale. 

Mikado de bleu des aillons. Du chocolat blanc et du bleu… Oui ! Servi avec un granité d’un vin blanc dont le nom m’échappe, des noisettes caramélisées et une gelée aux agrumes. 

Vous me croirez si vous voulez, ce fut un grand moment. Je crois que c’est pour cela qu’on va dans ce genre de restaurant, on veut parfois être un peu bousculé. La grande cuisine se doit de nous émouvoir, de nous surprendre, de nous faire voyager.

Place au desserts avec cette déclinaison autour des agrumes. Kumquats confits, sorbet, mousseux à la châtaigne, tapioca. Une fraicheur incroyable.

Mon dessert préféré fut le premier. Un mariage entre le chocolat et les herbes. Tuile au chocolat, grué, huile à la menthe et sorbet au persil. Là encore, on pourrait se dire, bon un sorbet au persil, quelle drôle d’idée… Et pourtant, avec l’huile à la menthe (je vous ai dit que je n’étais pas fan de menthe ? Là, j’ai adoré), et le chocolat c’est une merveille.

Nous avons terminé le repas au petit salon (la classe !) avec un café, des mignardises et des chocolats. 

Ce fut donc un grand moment de cuisine pour nous, avec beaucoup de découvertes. Petite note négative cependant, les sommeliers nous ont paru un peu en dessous de ce qu’on attendrait pour un restaurant de ce niveau. On a attendu désespérément une seconde proposition de vin (comme convenu avec le sommelier) après avoir fini nos verres et nous avons fini le repas à l’eau. Dommage et peu commerçant !

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